Madame Grosses-joues souffle sa première bougie: ma nouvelle vie de maman

Un an s’est écoulé. Bon d’accord, plutôt 13 mois en fait. Et oui au moment même où j’écris cette article madame grosses-joues fête ses 13 mois. Elle ressemble de plus en plus à une petite fille. Physiquement mais aussi et surtout dans ses attitudes. Où est passé le petit nourrisson que l’on m’avait posé tout contre moi à la maternité ?
Cette année primordiale étant passée, je vais vous faire un petit bilan de mon ressenti en tant que nouvelle maman.

Madame grosses-joues fête ses un an


Accompagner sa fille pas à pas.

Avant d’avoir un enfant je n’avais pas d’avis réellement tranché sur les femmes au foyer. Je n’étais pas de ceux qui les considèrent comme celles qui ne sont bonnes qu’a s’occuper des tâches ménagères et qui, à part ça, ne font pas grand-chose de leur vie. Je n’étais pas non plus une fervente admiratrice de la cause. Bref mon crédo c’était plutôt « chacun fait ce qu’il veut tant qu’il est heureux ». En revanche je ne m’imaginais pas une seconde le devenir. Il faut dire qu’être maman n’a jamais été pour moi une évidence. Alors si j’avais un enfant j’avais la conviction que j’aurais assez vite envie de reprendre mon travail pour ne pas me perdre simplement dans le rôle de maman. Et puis Madame Grosses-joues est arrivée à un moment où je ne m’épanouissais plus du tout dans mon boulot. J’y étais même très mal. En plus de ça, la crèche où nous voulions que notre fille aille avait des délais d’attente assez long. Et le destin à fait que finalement je suis restée avec mon bébé. Toute sa première année. Je ne me considère pas vraiment comme maman au foyer car je ne suis restée seule avec bébé que ses 6 premiers mois. Les 6 autres c’était en voyage et aidé par mon mari. Mais on va dire que j’ai pu goûter un peu à ce statut, et voilà ce que j’ai envie d’en dire :

Maintenant j’ai un avis plus tranché sur les femmes au foyer… Bon ou mauvais ? Je vous donne un petit indice en vous disant que rester avec Madame Grosses-joues a été une des meilleures décisions de ma vie. Déjà je dois dire que rester à la maison pour s’occuper de son bébé n’est pas de tout repos. Et rien que de dire ça c’est déjà aller au front. Parce que, non, quand tu restes à la maison avec ton enfant tu n’as pas le droit d’être fatiguée, car après tout : tu ne fais rien. D’accord les femmes au foyer ne vont pas au travail. C’est quand même bien plus confortable et pratique à bien des égards de rester chez soi. C’est vrai. En revanche ça ne dispense pas de se lever tôt. Il n’y a pas vraiment de grasses matinées avec un enfant en bas âge. Et puis après il ne s’agit pas de poser le bébé dans un coin et de ne plus s’en occuper. Bien sûr qu’un enfant ça prend énormément de temps, ça capte toute votre attention et ça demande beaucoup. Et c’est là où rester avec lui tout le temps peut devenir une contrainte. Quand vous êtes avec votre bébé 24h/24 et 7j/7 pendant plusieurs mois ou plusieurs années, parfois c’est dur. Vous ne pouvez jamais souffler, prendre du recul, vous vous consacrez entièrement à lui et ça peut être étouffant. Imaginez quand en plus vous avez plusieurs enfants. Alors non, les mamans à la maison ne me laissent plus indifférente, je les trouve courageuses.

Mais accompagner son enfant au quotidien c’est aussi et surtout merveilleux. C’est pouvoir lui donner plein d’amour. Lui apprendre plein de choses et l’éduquer comme on l’entend. C’est le voir évoluer et partager avec lui tout un tas de premières fois. Des plus insignifiantes aux plus belles. Et ça semble naturel aussi. Finalement quand on doit laisser nos enfants à 3 mois à peine, ça me semble si tôt. Il y a des mamans qui sont heureuses de retourner travailler car c’est comme ça qu’elles ont leur équilibre. Et ça me va. Parce qu’à mon avis le principal pour qu’un enfant soit épanoui c’est que ses parents le soient aussi. Mais il y a aussi des mamans qui voudraient rester plus longtemps avec leur tout petit mais qui ne le peuvent pas. C’est bien dommage

Maman et bébé

Comment j’ai vécu mon nouveau rôle de maman

Pour moi cette première année a été composé de quelques jours compliqués. La période des coliques a été rude. Quand Madame Grosses-joues était plus petite et que certains jours elle ne cessait de pleurer, je n’attendais qu’une chose c’est que son papa rentre pour avoir de l’aide. Et puis des fois des moments de doute sur cette nouvelle vie de maman, repenser à sa vie d’avant avec nostalgie ou avoir du mal à trouver ses marques dans un quotidien chamboulé. Mais au final, je dirais que tous ces mauvais jours une fois cumulés doivent représenter… à peine 3 semaines environ. Sur 365 on fait vite le compte.

Ça a été pour moi surtout énormément de bonheur. Beaucoup d’amour et de moments d’émotions. Et des rires, des éclats de rire. Finalement avoir un enfant… Comment dire… Oui ça change la vie. Ça change la vie parce qu’une troisième personne vient vivre sous votre toit. Parce que vous devez aménager autrement quelques points de votre agenda. Mais en même temps, je dois dire que ça n’a pas changé autant de choses que j’aurais pu le penser. Et quand je dis ça, c’est un point positif. Ma vie d’avant me plaisait, et je l’ai gardé. Je ne suis pas devenue une autre personne, je n’ai pas totalement changé ma façon de vivre, tout est quasiment pareil. À un détail près… Tout est encore plus beau en fait !

Un an plus tard les marques sont prises. Une routine s’est installée et Madame Grosses-joues a trouvé sa place dans la famille. Je ne veux pas dire que notre bébé est exceptionnel car il ne l’est pas. Pas plus qu’un autre. En revanche j’avoue que parfois j’ai l’impression qu’il a été fait sur mesure pour nous. Elle dort beaucoup… Comme ses parents. Elle s’adapte à toutes nos péripéties. Elle adore les animaux, comme ses parents. Elle est curieuse et aime la nouveauté, ça tombe bien nous aussi. Elle est assez calme et sait jouer toute seule, son petit début d’autonomie. Oh Madame Grosses-joues à des défauts… Mais des défauts qui ne nous posent pas trop de problèmes. Et elle nous fait tellement rire…

Fête d'anniversaire un an

Et le couple dans tout ça ?

C’était un peu une crainte que j’avais. Que mon couple soit différent avec l’arrivée d’un enfant. Que l’on soit moins proche. Que l’un de nous deux, ou les deux, n’existe plus qu’en tant que parent seulement. Et j’ai une intime conviction, le couple est le ciment, la base de la famille. Il se doit d’exister en tant que tel pour que ça marche. Être un papa et une maman d’accord. Mais aussi mari et femme. (Ou petit copain et petite copine 😜). Ne pas se perdre.

Mais heureusement nos cœurs sont assez grands pour ça. Les choses se sont faites assez naturellement je dois dire. On n’a pas cherché spécifiquement à « se retrouver ». On a fait quelques soirées et un long week-end sans bébé. Et puis on a continué à vivre comme avant. À discuter longuement, à rigoler. Et surtout on s’est entraidés. On s’est serré les coudes dans les moments difficiles et on a partagé nos larmes dans les moments de très grandes joies. Notre relation est inchangée, si ce n’est encore plus forte.

Papa et bébé

 

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Du coup en écrivant mon article, je me dis que ça déborde de guimauve et de bons sentiments. Ça fait un peu bisounours ? Carrément ! Mais franchement, à cet instant, c’est comme ça que je ressens les choses. Rien n’est parfait, la perfection cela n’existe pas. Mais les beaux moments l’emportent largement sur les petits tracas. Et si vous tenez vraiment à ce que je vous parle de choses qui se sont mal passées et que j’ai mal vécue je peux vous parler de mon accouchement… je n’ai pas oublié (oui il parait qu’après « on oublie ») non ? Personne ?

Et puis Madame Grosses-joues n’a QUE 13 mois. Elle rentre à la crèche début Octobre, un autre stade commence. Il reste donc encore pleiiiin d’aventures à vivre. De mauvais… et de bons moments à passer, en famille.

Madame Grosses-joues et son cadeau

1 Comment

  1. vtqal

    7 octobre 2017 at 10 h 50 min

    Quelle magnifique déclaration d’amour à ta fille et ton mari <3

    Tu m'as touché! Tes mots sont beaux et justes… Etre parent n'est pas tous les jours faciles mais ils sont si peu de choses à coté de tous ces beaux et bons moments à partager…

    En effet, il n'y a ni de code, ni bouquin pour nous expliquer comment réagir. Tout est fait d'instinct et je pense aussi -et surtout- d'amour, de complicité et de patience !! C'est pas toujours évident, certes, mais on apprend.

    Bisous, bisous…

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