Prendre l’avion avec un bébé

Il y a quelques semaines, Madame Grosses-joues prenait l’avion direction le Canada ( tous les préparatifs avant le départ sont ici : Madame Grosses-joues part en voyage ). J’étais dans l’incertitude concernant la manière dont allait se dérouler ce vol. Une première fois pour elle et pour nous, en tant que parents. Avec 7h de vol à faire, nous allions devoir être patients… Et croiser les doigts

Alors l’avion avec un bébé de 7 mois, cauchemar ou pas?

Les horaires:

Notre avion décollait vers 9h30 du matin à Paris CDG. En prenant en compte le temps de route avec une marge de sécurité et l’horaire d’enregistrement des bagages nous sommes partis vers 5h du matin. (Ça pique!) Nous nous sommes levés, préparés et avons réveillé notre bébé qu’au tout dernier moment juste pour la mettre dans la voiture et partir. Jusque là tout va bien. Elle s’est vite endormie pendant le trajet. Une fois à l’aéroport deuxième réveil pour la mettre dans sa poussette. Ça va, elle ne dit trop rien et s’occupe en regardant les bâtiments autour d’elle et les gens passer avec tous leurs bagages. Je dois préciser qu’elle se réveille normalement aux alentours de 10/11h c’était donc un peu plus tôt qu’à son habitude mais ça ne l’a pas dérangé. On se dirige donc vers le comptoir d’enregistrement et on se place à la fin d’une file d’attente déjà assez longue. Mais là, Oh miracle de la parentalité, le personnel nous fait signe de passer devant tout le monde par le côté VIP… On enregistre les bagages et on nous donne l’autorisation de garder la poussette avec nous jusqu’au dernier moment.

La douane et l’attente avant embarquement:

Il est temps maintenant de faire les contrôles de rigueur avant de passer en salle d’embarquement. On nous demande comme avant chaque vol de poser nos affaires sur un petit tapis roulant en prenant soin de mettre à part tout le matériel électronique. Puis vient le tour du sac réservé au bébé. Avec à l’intérieur eau et autres liquides, qui ne sont normalement pas autorisés à bord (ou en très petite quantité et dans des contenants spécifiques). Aucun problème. Un agent prend le sac et fait une vérification à part à l’aide d’une autre machine. Tout est bon, le petit thermos remplis d’eau chaude, les purées et compotes… Tout est autorisé à bord. Vive le deuxième passe-droit pour bébé! La poussette quand à elle devait être pliée et passer avec les autres affaires sur le tapis.

Il était maintenant temps de patienter. Le problème dans tout ça, c’est qu’habituellement, Madame Grosses-joues boit son biberon assez vite après le réveil. Mais là notre intérêt était de lui donner dans l’avion pour l’occuper, au mieux au décollage pour qu’elle n’ait pas mal aux oreilles, et mieux que mieux le plus tard possible pour commencer à glisser sur l’horaire canadien et compenser le décalage qu’il y allait avoir à l’arrivée. On a joué avec elle, on l’a un peu baladé et c’est passé. Une voix résonne alors dans le hangar pour indiquer que l’embarquement de notre vol commence. Et comme nous sommes avec un enfant en bas âge nous sommes invités à monter en premier, évidemment! J’avais lu sur internet avant de partir un conseil de ne pas monter en premier car  le temps de présence dans l’avion était déjà assez long comme ça et que le stress se dégageant pendant la « cohue » de l’embarquement pouvait se communiquer au bébé. Mais comme elle commençait à s’impatienter nous y sommes allés. On nous dépose en bus sur la tarmac au pied de l’avion et c’est à ce moment là qu’on plie notre poussette pour la donner à l’équipe naviguante. C’était très pratique d’avoir pu la garder jusqu’au bout. Au passage on se rend compte que d’autres bébés sont de la partie et du coup on se sent un peu moins seul. Une fois à bord on gagne nos places et là une hôtesse de l’air se rue vers nous et prend Madame Grosses-joue dans ses bras en lui disant tout un tas de mots d’amour avec un accent québécois à croquer. Les mains libres on s’installe tranquillement en lui préparant ses petites affaires et puis on la récupère, ravis de cet accueil. Un regard aux personnes autour de nous, tout le monde est souriant… Jusque là tout va bien

Attente avant l'embarquement dans l'avion

Le vol:

Après une petite discussion avec la gentille hôtesse de l’air concernant la douleur éventuelle aux oreilles pour les enfants, elle nous explique que ce n’est pas tellement au décollage mais plutôt à l’atterrissage, et que dans ce cas une tutute peut faire l’affaire pour soulager. Ok alors on tente le décollage sans biberon, sans tutute, on est des oufs! 😝 Je suis les consignes et je la prends dans mes bras face à moi comme pour faire un gros câlin. Elle se laisse faire. L’avion décolle, elle ne dit rien, elle n’a pas l’air d’avoir mal aux oreilles. On monte en altitude, toujours rien… Mais attends… Dis moi pas que c’est pas vrai? Madame Grosses-joues s’est endormie! Et là on se sent comme les rois du pétrole, elle n’a pas pleuré au décollage et en plus ELLE DORT! Bon ok, c’est une première étape de franchie mais on ne s’emballe pas, il reste encore 7h à gérer.

Bébé s'endort au décollage

Une fois l’appareil à une altitude de croisière, l’hôtesse du début revient vers nous. Nous sommes placés sur la rangée du milieu, à trois places, nous avons donc quelqu’un à côté de nous. L’hôtesse s’adresse à notre voisine et lui demande si ça ne la dérange pas de changer de place pour que nous soyons plus à l’aise avec notre bébé étant donné qu’il reste encore des places de libres dans l’appareil. Notre voisine accepte sans problème et là nous avons atteint le saint graal. Un siège entre nous deux pour Madame Grosses-joues! On aurait pu lui payer un siège au moment de l’achat de nos billets d’avion mais nos restrictions budgétaires nous ont fait opter pour la solution bébé sur les genoux. Et finalement la chance est avec nous.

Bébé a son propre siège dans l'avion

Ce siège en plus s’est avéré bien utile pour pouvoir l’allonger, l’asseoir confortablement, jouer avec elle ou encore s’en sortir avec toutes nos affaires pour bébé. Pour la changer Zazou a testé la table à langer dans les toilettes de l’avion, évidemment un espace minuscule et pas vraiment pratique. Pour les repas nous avions donc prévu de l’eau chaude dans un thermos pour faire le biberon (que Madame Grosses-joues n’aime pas boire à température ambiante) sans avoir à attendre que l’équipe le fasse chauffer à bord. Paraît-il que c’est assez long… Et effectivement! Pour son petit pot de légumes que nous avons dû chauffer à bord, nous avons attendu environ une demi-heure (imaginez comment notre fille se tortillait en attendant, car elle avait VU son assiette se préparer) et au final ça nous est revenu à peine tiède et la purée a très vite refroidi. Alors si votre bébé est comme le notre un adepte des biberons et des purées bien chaudes optez pour le thermos d’eau chaude, attention à bien anticiper les délais pour chauffer les repas et misez sur les compotes.

Bebe prend biberon dans l'avion

Pour le reste, après les moments de repas, sieste ou de changes Madame Grosses-joues s’est amusée avec les autres passagers des rangées d’à côté. Des sourires, des coucous et des grimaces. Un petit coup d’oeil de temps en temps à la télé en bout d’allée, et un autre à tous les passagers derrière nous. Deux ou trois petites balades dans l’avion et des jeux avec ses parents. D’ailleurs elle se désintéressait assez vite des jouets qu’elle connaissait déjà, trop de nouveauté autour d’elle. Nous avions bien fait de prendre avec nous des jouets qu’elle n’avait jamais vu ce qui l’occupait plus longtemps.

L’atterrissage et l’arrivée:

Le soulagement de la phrase magique « mesdames, messieurs nous allons amorcer notre phase d’atterrissage vers l’aéroport de Québec. Merci de regagner vos places et de boucler vos ceintures… ». Alors oui vous êtes heureux d’arriver, heureux car l’avion ça va bien 5 minutes et surtout heureux d’être si proche du but et que tout se soit déroulé sans encombre. MAIS, vous savez qu’il reste une étape, la dernière ligne droite, le dernier obstacle à franchir. Le mal d’oreille à l’atterrissage. Le biberon d’eau est prêt, la sucette aussi. Sauf que comme pour le décollage on vous demande de prendre votre bébé dans vos bras face à vous, et collé contre vous. Bref le biberon pas possible. Madame Grosses-joues gesticule elle n’a pas envie d’un câlin mais de se marrer avec la voisine de la rangée d’à côté… Pendant ce temps là Zazou décède à côté car LUI a très mal aux oreilles… Madame Grosses-joues me grimpe sur le visage pendant que j’essaie de la maintenir… Zazou n’émet plus de son, la tête entre ses mains… et puis les roues de l’avion se posent sur le bitume, les signaux lumineux ceintures s’éteignent et là j’ai envie de me lever, les bras en l’air et d’hurler « VICTOIRE« !! Mais bien sûr je ne le fais pas. Je reste impassible comme si tout était normal et que je gérais parfaitement la situation.

Tout le monde se lève et avant de quitter l’avion notre bébé à le droit aux félicitations des autres passagers sur son calme pendant le trajet. Et là je me dis qu’eux aussi ont dû crier « victoire » lorsque le vol s’est terminé sans perturbation de la part du bébé. Nous sortons les derniers de l’appareil le temps de récupérer tranquillement tout notre bordel toutes nos affaires. On arrive donc au passage en douane derrière tous les autres passagers qui attendent déjà… Mais là vous avez devinez… Encore une fois on nous fait passer devant tout le monde. Le passeport de Madame Grosses-joues accueille son tout premier tampon, bienvenue au Canada!

Pour finir on récupère nos valises sur les tapis, et notre poussette posée à terre avec les autres bagages encombrants. Malheureusement la petite barre censée se trouver devant le bébé est cassée. Et oui, on connaît la façon dont sont traités les bagages dans les aéroports… Mais rien de grave, rien en tout cas qui nous empêche d’utiliser la poussette correctement. On enlève donc la barre, on attache le bébé et nous voilà partis pour une grande aventure!

Passeport tampon canada

Yes we can!

Oui prendre l’avion avec un bébé, sans encombre, c’est possible. Ne sous-estimez pas la gentillesse des hôtesses à bord ni la patience et la compréhension des autres passagers. Sur ce vol nous avons eu la chance d’avoir eu un siège en plus. Nous allons prendre un vol intérieur pendant notre périple (vol intérieur de 5h quand même! Juste pour arriver au milieu du pays, c’est très grand le Canada!) et faire un vol retour d’environ 10h… Nous n’aurons sûrement pas d’aussi bonnes conditions avec ce fameux troisième siège. Mais nous seront plus sereins. On fera confiance à notre bébé car les enfants savent s’adapter. Et puis se sont des éponges pour le stress alors autant rester zen. Pour le reste on verra lorsqu’on y sera avec toujours la même technique…

On croise les doigts!

Bébé s'endort dans l'avion

 

4 Comments

  1. vtqal

    15 mai 2017 at 9 h 24 min

    Génial! Ravie que tout ce soit SUPER bien passer!
    Par contre, tu m’as fait rêver quand tu dis que ta puce dors jusqu’a 10/11h le matin! Le top 😉
    Bisous.

    1. Bougie d'Automne

      15 mai 2017 at 20 h 14 min

      Ahah 😂 C’est vrai que c’est une chance elle dort super bien! Comme ses parents… 😃

  2. sara

    16 mai 2017 at 22 h 19 min

    Merci d’avoir partagé cet article! Très intéressant! Continue à partager ces expériences! Merci encore!

    1. Bougie d'Automne

      17 mai 2017 at 19 h 35 min

      Contente que ça t’ai plu! 😀

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