Delphinarium, zoo, cirque… Quoi en penser ?

Avant toute chose je tiens à préciser ici que je vais exposer mon avis en tant que personne lambda, je ne suis pas une activiste de la cause animale, je ne suis liée à aucune organisation qui gagne de l’argent via l’exploitation d’animaux… Je suis juste une fille, qui aime les animaux, qui est maintenant une adulte et qui se pose des questions.

Car c’est bien ça que je vous propose à travers cet article, non pas un jugement sur votre façon de faire, ni même des solutions, mais une réflexion sur le sort qui est réservé aux animaux dans notre société et mon ressenti à ce sujet.


En revanche vous ne serez touché par cet article que si vous considérez comme moi que les animaux sont doués de sensibilité (et à ce sujet il n’y a pas de débat, oui ils le sont). Les animaux ont des sentiments, des émotions. Ils ressentent la joie, la peine, la douleur, la honte, la surprise... Ils n’ont pas le même langage ni les même codes que l’être humain mais ils ne sont pas moins intéressants. Chaque espèce mérite d’être connue car c’est souvent l’ignorance qui nous donne un mauvais aperçu de ce qui est différent de nous. À titre d’exemple, j’ai recueilli un lapin. Avant lui pour moi un lapin c’était mignon mais ennuyeux limite pas très intelligent. Mais mon lapin est très intelligent, il joue, il grogne, il est câlin, il est flemmard, il est mécontent, il a peur, il est curieux et j’en passe. Un vrai petit chien. Mais il ne suffit pas de venir le voir chez moi un après-midi pour s’en rendre compte. Non, il aura juste l’air d’un lapin ennuyeux. Il faut vivre avec lui, partager, s’y intéresser, l’aimer pour qu’il vous rende en retour. Et je pense qu’on peut appliquer ça à bien des espèces (bon d’accord la crevette et la moule je ne sais pas… Même si mon cousin m’a raconté une histoire au sujet d’une crevette a l’âme paysagiste et d’une moule qui a tenté une mission évasion de son aquarium… pardon je m’égare…)


Aussi loin que je me souvienne j’ai grandi entouré d’animaux. Des animaux de compagnie: chiens, chats, rongeurs… Ma famille m’a inculqué l’amour et le respect des bêtes. Quand mon chat me ramenait une souris vivante, je me faisais un devoir de la récupérer, d’essayer de lui refaire une santé en la plaçant dans une boite et de la relâcher. (Vous vous en doutez c’était loin d’être toujours une réussite…). Et comme j’aimais les animaux, j’adorais quand on m’emmenait au zoo pour les voir.

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Les cirques

Mes premières réserves concernant les conditions de vie de certains animaux ont été pour les cirques. Petite déjà j’étais gênée à la vue des lions en cage. ils n’avaient pas l’air heureux, ils ne l’étaient sûrement pas… Je pense que tous les cirques ne sont pas à loger à la même enseigne. Bien sûr j’imagine que tous les propriétaires d’animaux de cirque ne sont pas d’infâmes monstres qui maltraitent leurs bêtes. Je pense bien et j’espère que la majorité d’entre eux sont attachés à leurs animaux. Mais il n’empêche qu’ils sont enfermés, dans des espaces confinés. Ils tournent en rond à longueur de journée quand ils ne sont pas au travail. Un éléphant obligé de se lever sur ses pattes arrières au milieu des applaudissements de la foule ça me semble être le spectacle d’un autre temps. Ces animaux sont en prisons, pour vous divertir et au mieux avec des super geôliers plein d’affections, mais en prison quand même. Je ne vais pour ma part jamais au cirque d’animaux… Dans certains pays, comme par exemple l’Autriche ou la Belgique, la détention d’animaux sauvages pour les cirques est interdite. Rien n’est fait en France pour le moment. Et pourtant l’un des cirques les plus beaux et plébiscité au monde ne comporte aucun spectacle d’animaux. Le cirque du soleil. C’est donc possible

 

Les delphinariums

Je ne suis jamais allée au cirque mais pourtant je suis allée à Seaworld. Quelle différence ? Et bien j’en vois de moins en moins. Soyons honnête, nager avec un dauphin, voir de près une orque, c’était comme un rêve. Et je voulais à tout prix le réaliser. Je l’ai fait, et j’ai regardé le spectacle d’orques avec les yeux émerveillés d’un enfant, j’ai caressé le dauphin et lui ai fait un bisou avec toute la tendresse et l’admiration qu’un enfant peut avoir en face d’une bête si extraordinaire. Mais je ne suis plus une enfant. C’était il y a quatre ans. Et je vois maintenant tout ça avec des yeux d’adultes. Des animaux enfermés dans des bassins trop petits et contraints de nous divertir… des êtres sociables, intelligents, qui devraient s’épanouir dans des océans et non pas dans des piscines. Je n’ai plus envie de participer à ça. J’ai sûrement  pris plus de temps que d’autres mais je me suis rendu compte que ce n’était pas bien. D’où vient cette prise de conscience? De reportages à ce sujet, du fait qu’avec l’âge avançant (ça va je n’ai que 30 ans, faut pas exagérer non plus) je vois les choses différemment, peut être que d’avoir participé à tout ça m’a ouvert les yeux. J’ai été égoïste, je n’ai pensé qu’à mon envie d’exaucer un voeu qui m’était cher sans me poser de question. Mais je ne souhaite plus retourner dans un delphinarium. Alors vous allez me dire, c’est facile, j’y suis allée, j’ai profité et maintenant je dis stop. Oui, mais c’est mieux que rien. Il vaut mieux une prise de conscience tardive qu’une prise de conscience qui n’arrive jamais. Et inutile de se rendre a Seaworld, des delphinariums il y en a en France. Le Marineland, dans certains zoos et si vous êtes déjà allés au Parc Astérix, alors vous êtes  allés dans un delphinarium.

Reste les Zoos.

J’en ai vu beaucoup, et j’avoue avoir du mal à m’imaginer ne plus y aller. Pour moi, l’avantage dans un zoo c’est que les animaux ne sont (à priori, car certains le font) pas obligés de travailler comme dans un cirque ou dans les parcs aquatiques. Les enclos sont vastes et peuvent reproduire le milieu naturel des animaux qu’ils hébergent. (évidemment  j’exclus  les zoos à l’ancienne qui n’ont pas fait l’effort de s’adapter aux espèces qu’ils contiennent et qui n’investissent pas dans le bien être des animaux). Dernier point, leur mission de conservation. Grace aux Zoos, des fonds sont investis dans la recherche et la protection animale. Ainsi on se sent presque donateurs pour la sauvegarde des espèces en danger et on nous donne l’illusion qu’en allant au Zoo on participe nous même au bien être de la cause animale…

Mais qu’est ce qui est fait vraiment à ce sujet? Apparement rien de concluant… On sait que des animaux élevés en captivité ne pourront jamais être relâchés dans la nature. Les enclos sont vastes mais encore une fois les animaux sont en prison. Car aussi spacieux soit il, un enclos ne remplacera pas les milliers de kilomètres que peuvent parcourir les éléphants dans leur milieu naturel. Pire encore, que dire de certaines pratiques vues dans certains zoos… Comme par exemple la très médiatique histoire du girafon Marius au Danemark. Un an et demi, en parfaite santé, mais abattu parce que son patrimoine génétique n’était pas assez original pour la reproduction.

Lorsque nous avons voyagé en Thaïlande nous sommes allés dans un parc qui permettait d’approcher les tigres. Je suis rentrée dans la cage (à mes risques et périls) et j’ai pu approcher ces magnifiques bêtes. Je suis ressortie de là mitigée. Alors bien sûr encore une fois j’étais émerveillée d’avoir pu côtoyer de si près un tel animal. Je n’ai pas vu des tigres amorphes où ayant l’air d’être drogués comme j’avais pu le lire sur le net. Non, ils étaient plein de vie, ils ont joués et avaient le regard bien vif (quand vous êtes à côté du tigre vous prêtez attention à ce genre de détails). Ils ne tournaient pas en rond, arpentant incessamment le même chemin. Mais, ils étaient bien trop nombreux dans un même enclos et au contact des visiteurs. Surtout, j’ai vu après coup un reportage sur ce sujet à la télé qui m’a interpellé. À propos des fermes de lions en Afrique (même principe que le parc de tigres en Thaïlande) où les visiteurs peuvent approcher des lionceaux. Lionceaux qui finissent par devenir adultes et donc qui deviennent incasables par manque de place car il faut d’autres lionceaux. Alors que fait-on de ces lions adultes qui ont été élevés par l’homme, qui sont habitués au contact de l’homme? Et bien on les relâche dans la nature: Pour les partis de chasses d’un autre genre de visiteurs… Le lion sera abattu froidement. Aberrant non? Bien sûr on se garde de vous expliquer comment va finir le lionceau avec lequel vous êtes entrain de vous prendre en selfie.

Je ne sais pas comment cela se passe en Thaïlande, mais tout ce que je constate c’est que les animaux exploités par les humains à des fins pécuniaires souffrent. Et même lorsqu’on peut penser que les choses sont faites correctement il y a toujours des dérives à la fin. L’argent au centre de tout ça.

 

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Pourtant j’aime croire que les parcs animaliers pourraient avoir un aspect éducatif. J’ai envie d’emmener ma fille voir des animaux au zoo et lui expliquer à quel point c’est important de respecter les animaux et la nature. Et pour être honnête je le ferai sûrement. Faut-il interdire les zoos? Comme le Costa Rica qui a interdit sur son territoire cirques, delphinariums et zoos. Et ce pays est l’un des plus doué en matière d’écologie et de respect de l’environnement. Faut-il les restreindre à posséder seulement des éspèces assez petites ou ayant un rythme de vie pouvant s’accorder avec la captivité? Faut-il plus de contrôle sur ce qu’ils font en matière de protection animale?

Mais on peut aussi éduquer à travers des reportages. Et surtout en allant observer les animaux dans leur milieu naturel. Finalement là fois où j’ai vu les bélugas au Québec et entendu leur chant, c’était sûrement l’un de mes plus beaux souvenirs de rencontre avec un animal sauvage. Ils étaient pourtant loin, de simple petits points blanc dans le fleuve. Mais ils étaient chez eux, et heureux. Pareil pour les baleines observées depuis la rive (oui parait-il que tous les bateaux qui vont à leur rencontre les perturbent), les biches dans la forêt, les écureuils, les tortues aux Seychelles ou encore les phoques au port de San Fransisco. Et vous savez que vous pouvez observer des dauphins aux larges de nos côtes françaises? (Alors d’accord, pour le lion dans l’hexagone il faudra repasser…)


Pour finir vous allez me dire, ok mais tu manges de la viande? Vaste sujet que la condition animale… La consommation de viande, les abattoirs, les corridas, les manèges à chevaux, la tuerie des dauphins dans les îles Féroé, les animaleries, la pollution des océans, la fourrure… Et j’en passe… Il y aurait tellement de choses à améliorer… Cela sera peut-être  l’objet de futurs articles.

En attendant ne pas oublier que faire un petit peu c’est toujours mieux que de ne pas faire du tout.

 

4 Comments

  1. deffrenne

    16 avril 2017 at 18 h 43 min

    Bravo, pour ton article, tes interrogations sur la nécessité ou non de garder des animaux sauvages en Zoo. Les parcs animaliers dignes de ce nom, il y en a ont un rôle scientifique indéniable pour la sauvegarde certaines espèces, moi qui a une passion pour les loups, le Parc d’ORLU dans les Pyrénées font partie de ces parcs. Les zoos qui passent dans les villes et villages avec de pauvres fauves enfermés dans des cages, sur la ferraille dans où ils ne peuvent à peine se mouvoir, ne doivent plus exister. C’est cirques peuvent continuer avec des numéros sans animaux. Il y a une trentaine d’années, c’est ton âge les réseaux sociaux pas, depuis sans appartenir à une quelconque association de protection animale, chaque jour nous sommes confrontés à la cruauté faite sur les animaux. Je mange de moins de viande, je ne deviendrai jamais vegan sans doute, il est sur que ma façon de me nourrir à changé et changera encore.

    1. Bougie d'Automne

      20 avril 2017 at 1 h 35 min

      C’est vrai que certains parcs animaliers sont créés exclusivement pour la protection d’espèces et parfois ils accueillent les visiteurs et financent ainsi leurs locaux et achat en nourriture et matériel de soins.

  2. Mamanoquotidien

    17 avril 2017 at 8 h 01 min

    Je reconnais que le reportage Blackfish m’a amené à me poser ces questions également. Effectivement nous prenons conscience que ces animaux sont prisonniers de notre plaisir, et certainement malheureux !

    1. Bougie d'Automne

      20 avril 2017 at 1 h 36 min

      Je n’ai pas vu Blackfish mais j’aimerai le voir! Mais j’ai vu d’autres documentaires dans le même style et oui c’est édifiant….

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